• baie de St Gurin.png
  • Damgan centre.png
  • dune site.png
  • plage de Damgan.png
  • plage de Landrezac.png
  • pointe de Kervoyal.png
  • pointe du Dibenn.png
  • Port de Pnerf.png
  • port de Pnerf 2.png

Protection du Littoral

Carte petite plage de Kervoyal - prconisations de gestion du patrimoine naturel

DIAGNOSTIC DU PATRIMOINE NATUREL DE LA PETITE PLAGE DE KERVOYAL

 

JUIN 2015

 

Avant de choisir le mode d'entretien de la dune de Kervoyal, la municipalité de Damgan a voulu effectuer un diagnostic du patrimoine naturel de cet espace naturel. Cette mission a été confiée à Cyrille Blond, consultant Faune-Flore, qui a rendu son étude en juin 2015.

 

L’objectif est d’identifier les secteurs les plus sensibles, en terme de flore, faune et de végétation, afin de proposer des mesures de gestion et de conservation adaptées.

 

Elle fait le bilan des espèces présentes sur le site et préconise des solutions d'entretien pour  préserver les espèces patrimoniales tout en permettant les activités de loisir.

Sur les 123 espèces végétales recensées sur le site, 6 présentent un intérêt patrimonial.

C'est le cas par exemple d'une petite orchidée assez rare dans le Morbihan, l’Orchis bouc. En revanche, des espèces exotiques, pour la plupart échappées de jardin, sont nombreuses : 17 espèces dont 8 sont classées invasives. Il faudra les éradiquer car elles menacent la flore locale.

De plus, deux espèces de reptiles protégés, le Lézard des murailles (Podarcis muralis) et le Lézard vert Occidental (Lacerta bilineata) ont été observées sur le site.

Cette étude aboutit donc à la conclusion que la Petite plage de Kervoyal présente  un patrimoine naturel intéressant et qu'il convient de mettre en place des mesures de gestion afin de le préserver.

Certaines de ces préconisation seront mises en œuvre dès l'été 2015 :

  • $1·       Préserver les végétations des hauts de plage en orientant le stockage des

annexes rigides vers la zone prévue à cet effet an Sud de la plage

  • $1·       Nettoyage raisonné des hauts de plage par un ramassage manuel des macro-déchets

d’origine anthropique (plastiques, …).

  • $1·       Limiter l’extension des plantes non indigènes et invasives par coupe et arrachages

de ces plantes : notamment  l’arbre à papillon ou buddleia, l’ail triquètre, le laurier sauce, la corbeille d’argent,  le yucca,…

  • $1·       Conserver les fourrés au niveau des zones de forte pente car ils protègent de

l’érosion. Ce sont les habitats des lézards et du phasme gaulois.

  • $1·        Conserver Les ganivelles déjà posées car elles empêchent le public de créer de

nouveaux sentiers sauvages en descendant vers la plage

  • $1·       Poser des ganivelles localement afin de soustraire l’espace au piétinement et restaurer

un secteur de dune embryonnaire proche d’un accès plage

  • $1·       Faucher tardivement (après la dernière semaine de juin) certains secteurs permettant ainsi à l’Orchis bouc de fleurir et d’expulser ses graines et à la diversité floristique de se

développer. Exporter le foin afin de ne pas enrichir le milieu.

  • $1·       Un secteur de pelouse dunaire est envahi par les Prunelliers et accueille des Lézards

verts. Nous préconisons un débroussaillage partiel afin de restaurer une pelouse

dunaire tout en conservant quelques buissons servant de refuge aux reptiles.

  • $1·       Limiter l’extension des ronces et prunelliers vers la dune embryonnaire par un

débroussaillage en pied de talus

  • $1·       Informer les propriétaires des cabines de la sensibilité du patrimoine naturel du

site afin qu’il soit pris en compte lors des travaux d’entretien des cabines.

 
 
La protection des plages : une préoccupation permanente
Lagunes
Tout d’abord, il faut distinguer une plage naturelle et une plage sale. Une plage couverte de détritus qui ne sont pas d’origine marine peut être considérée comme sale mais le goémon est naturel et contribue à la fixation du sable qui est constitué en grande partie par les coquillages et les galets (ils sont donc indispensables et ne peuvent être éliminés en trop grande quantité sans effets secondaires) c’est pourquoi ils ne sont enlevés que pendant l’été. Le flux et le reflux contribuent à la mise en place des sables fins en haut de la plage et des granulas plus bas, les traitements mécaniques de nettoyage souvent ont parfois tendance à niveler la plage qui se trouve alors balayée quand la mer remonte. La commune limite les interventions à la période estivale. Il ne faut donc pas oublier que le bord de la mer n’est pas un lieu aseptisé mais un espace naturel et vivant qui doit être respecté.
 
 Les Stabiplages
Par ailleurs, les courants naturels et les vents contribuent à une dérive des matériaux et des sables de la Rivière de Penerf à Kervoyal afin d’y remédier deux stabiplages ont été posés entre Damgan et Saint Guérin. Il s’agit de grosses chaussettes remplies de sable et ancrées au sol de façon à créer un obstacle pour le retenir et permettant ainsi une protection des dunes et des ouvrages en amont. Il faut quelques années pour qu’ils soient recouverts complètement et qu’ils disparaissent.